
Professeur de neurophysiologie à Amiens, co-directrice adjointe du laboratoire Péritox (UMR I01 UPJV INERIS) et responsable de l’axe « agents chimiques » du laboratoire. Mes études portent sur la caractérisation des expositions périnatales aux agents chimiques de l’environnement (pesticides, etc.) et l’impact de celles-ci sur les fonctions physiologiques du nouveau-né et du nourrisson comme le sommeil, la régulation thermique ou encore la respiration. Membre du Conseil scientifique du programme national de Biosurveillance de Santé Publique France, du groupe de travail agents chimiques de la cohorte nationale ELFE.
Les études menées au sein du laboratoire Péritox vont de la mesure des expositions périnatales (méconium, modélisation PBPK) aux conséquences sur les différentes fonctions du nouveau-né (système digestif, système nerveux, système endocrinien, etc.) en passant par les mécanismes impliqués (microbiote, barrières intestinales, hémato-encéphalique). L’objectif ultime de ces recherches est d’apporter de nouvelles connaissances sur la prise en charge des nouveau-nés face à ces expositions environnementales en adressant des messages de prévention. Une partie du laboratoire étudie également l’impact de ces produits phytosanitaires sur la biologie de la reproduction.

De formation ingénieur AgroParisTech, à l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) depuis 2006. Actuellement chef de l’unité Phytopharmacovigilance au sein de la Direction de l’évaluation des risques, après avoir travaillé en évaluation des expositions et des risques liés aux pesticides, aux biocides utilisés en lutte antivectorielle et à la pollution atmosphérique. Co-vice-président du Comité scientifique et technique Ecophyto.
Depuis 10 ans, l’Anses coordonne la phytopharmacovigilance, un dispositif de vigilance sur les effets indésirables des produits phytopharmaceutiques. La phytopharmacovigilance s’intéresse à l’ensemble des effets indésirables potentiels de l’application des produits : sur la santé des travailleurs et de la population générale, mais aussi sur la flore et la faune non ciblés par les traitements phytosanitaires et, plus globalement, sur les milieux et écosystèmes. Les signaux d’effets indésirables identifiés par la phytopharmacovigilance ont amené à plusieurs reprises l’Anses à modifier des conditions d’emploi dans les autorisations de mise sur le marché, voire à retirer des autorisations. En apportant des données complémentaires issues en particulier de mesures réalisées en vie réelle, la phytopharmacovigilance contribue à orienter l’effort collectif de maîtrise des risques sanitaires et sociétaux liés à l’utilisation des produits phytopharmaceutiques.